Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Traducteur: Xavier Noguer’ Category

Photo/Luis Felipe Rojas

J’aurais voulu faire une fête publique dans un ciber-café parce que ce blog n’est pas à moi uniquement, il est à mes lecteurs et mes amis aussi.

C’est la generosité d’un groupe de personnes qui me permet de publier depuis un lointain village du centre de l’orient Cubain.

C’est grâce à la bienveillance de quelques jeunes (j’ai deux fois leur âge) que ce blog est publié en anglais, français, et si Dieu le veut, en polonais dans quelques jours, et ça pour moi, un écrivain dont ces livres n’arrive pas aux 500 exemplaires, c’est une fête.

Un an a passé, et publier ce blog, ce journal de la vie actuelle cubaine m’a donné un passport vers cellules policières, une bande de scélérats fait des rondes autour de ma maison (c’est leur boulot) et mon nom apparaît dans les registres aux points de contrôle routier. C’est pas un récord ni une bonne moyenne, c’est la réponse d’un fauve blessé: le povoir absolu ne permet pas des doigts qui montrent ces taches.

Un bilan du chemin parcouru me fait rendre compte qu’il y a eu plus de coups de fouet pour ne pas accepter de baisser la tête que des prix et nominations, mais cette place est pour enregistrer une mémoire de ce qui se passe dans mon pays, c’es ne pas un mur des lamentations ni une carte postale touristique. À ceux qui essaient de me discréditer: merci pour le temps que vous consacrez à me répondre, les actions du régime que vous défendez me donneront la raison et les forces pour continuer. À ceux qui m’ont encouragé: “Rosi de Cuba”, “Armienne” “Lory” “Gabriel” et tous les autres, merci, je vous dit en toute humilité, merci, j’essaierai d’être plus objectif chaque jour, vous le verrez.

l’intérêt de Yoani Sanchez pour ouvrir ce canon contre les violeurs des droits de l’homme et ceux qui se croient les maîtres du pays, a fait possible ce blog, merci à elle.

Finalemente, à mon fidèle administrateur, cette personne qui, au pôle Nord, continuera d’être une guajira, une âme de Dieu, merci à vous.

Ce que je peux affirmer, avec plaisir, c’est que ce blog on le fait morceau par morceau, entre l’horreur que je vois et que mes amis racontent, et le peu que je sais concernant l’édition de ces articles et des commentaires, donc vous pouvez bien vous féliciter. Plus grands efforts viendront. Félicitations.

Traducteur: Xavier Noguer

Read Full Post »

Photo/Exilda Arjona

C’était le samedi 27 novembre, nous sommes partis très tôt pour Guantánamo, et à 12:40 pm nous avons arrivé à le poste de contrôle appelé Río Frío, à quelques kilomètres de la ville de Guaso.

Quand la police a arrêté la voiture qui nous amenait, ils ont demandé d’urgence ma carte d’identité et la carte du conducteur, sous le soleil brûlant de l’Orient cubain, sous prétexte de réviser la voiture.

Mon fils Malcom de sept ans, a commencé a vomir, il avait des nausées et faim. Quelques policiers s’ont approché, l’un d’entre eux semblait gêné, mais nous avons resté là quelques heures en plus. À 3:00 pm un officier du G2 a arrivé, et j’ai été amené directement à l’unité d’operations dans une voiture policière. Une petite bagarre en descendant de la voiture m’a donné une égratignure au front et un hématome au bras. Le reste a été une pure formalité. Ma Exilda avec les enfants restaient loin de moi. À Guantánamo nous attendait Rolando Rodríguez Lobaina et sa femme Yanet parce que nous serions les parrains du baptême de ses trois enfants le dimanche. C’est la première fois que j’ai entendu parler d’une interdiction d’un baptême catholique dans les derniers 20 ans. Je suis parti avec le souvenir du visage de mon fils Malcom quand j’ai fait mes adieux à lui avec des menottes dans le jeep.

1263

Tu es le 1263, le policier Ramirez m’a dit. J’ai répondu, « Je veux être clair, je vais pas répondre à ce numéro ». Le reste a été l’angoisse de la réclusion et des bonnes conversations avec mes compagnons de cellule. J’ai du les expliquer que je suis un pérsecuté politique dans mon pays, et je peux dénoncer leur situation. Après, ils m’ont raconté leurs histoires, mais ils m’ont demandé de ne pas utiliser leurs noms réels parce qu’ils ont peur. J’ai les demandé de choisir leur pseudonymes: Alfredo, Raciel y Carlos. À une autre occasion je raconterai ses histoires.

De 15h00 samedi, quand j’ai arrivé à l’unité d’operations, à dimanche nuit, quand j’ai bu du jus d’orange acide et fade, j’ai rien mangé. Le lundi à l’aube j’ai bu un bouillon obscur qui un jour a été du chocolat. Les deux nuits ont été un enfer, les murs pleins de taches de sang, parce que les prisonniers se distraient en tuant des moustiques et avec les résidus ils écrivent leur nom, la date, combien de temps ils ont été là et leur ville de provenance. Les toilettes puent tout le temps, et selon ce que j’ai vu la cellule n’est jamais balayé. J’ai refusé de manger, mais j’au pu voir la nourriture des autres: de la soupe trop liquide et fade, on m’a dit, du riz jaune, et un oeuf à la coque, froid et dur.

La nuit avant mon arrestation, trois jeunes de Guantánamo, Abel López Pérez, Jordis García Fournier et Yoandris ont été dans la même cellule; les deux premiers sont des prisonniers politiques et des activistes majeurs de l’opposition pacifique.

J’ai pu observer jusqu’à quel point la bureaucratie a sapé la vie du peuple cubain. Ils ont voulu que je signe mon acte d’arrestation, acte de confiscation de la ceinture et du téléphone, dévolution de la ceinture et du téléphone, acte d’avertissement et carte de liberté. Bien sur, j’ai signé rien.

Le lundi à 8:00 am ils m’ont ramené à San Germán. Tout le trajet a été a l’envers du samedi, quand j’etais avec ma famille. C’était un retour à l’envers, en voyant comment mon pays s’a transformé en une meute de fauves qui piétine les jardins. Nous interdire d’assister à un baptême de trois enfants, quelle folie.

Traducteur: Xavier Noguer

Read Full Post »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.