L’Est du pays a vu passer le fantôme du développement dans les discours officiels et dans les avions et les trains qui vont vers La Havane ou à l’extérieur. Quand un tribun insistait avec une baliverne d’une promesse d’avance économique, immédiatement la machine politique démarrait des ` travaux publics de choc’. Qui ne se rappelle pas de la thermo-électrique de Nuevitas, l’usine de nickel de Moa, celle de ciment à Santiago de Cuba ou l’extension d’hôtels dans la zone de Guardalavaca, à Holguín ?
Il fait peu de temps que je suis retourné en région du nickel à la suite d’une histoire semi enterrée qui marche là et qui a déjà des secondes parties dans la Plante Che Guevara à Moa où un vent brutal a emporté des prisonniers vers Ville Mariste sans donner des explications.
Plusieurs questions sont restées a moi en martelant dans la tête. Je savait que toutes pouvaient être thématiques pour partager avec mes lecteurs mais j’ai donné priorité à celles qui sont en rapport avec les prisonniers de février. J’ai postposé celle qui était mise en rapport avec la pollution de l’environnement et les maladies respiratoires que là souffrent beaucoup de gens, mais la note dont un directeur arrêté et privé de communication qui a été transféré vers la salle d’oncologie de l’hôpital provincial m’a transportée à un article du journaliste indépendant exilé Juan Carlos Garcell. Il dit : « Des sources médicales ont informé sur une étude effectuée durant l’année 2002 sur les maladies respiratoires dans des travailleurs exposés à la poussière minérale latéritique dans l’usine Che Guevara (Moa) dans une période de cinq mois, et qui a inclus aux 926 travailleurs des sept départements les plus exposés, a donné comme résultat que la maladie pulmonaire obstruée chronique a été la pathologie qui se présente plus fréquemment. Le 83, 42% a eu hématocrite normale, les essais fonctionnels respiratoires altérés se sont présentés dans 42.33% et le 66, 33% avaient du renforcement dans les poumons comme signe radiologique ».
J’ai pensé a celui qui était un directeur et avait une vie un peu meilleur que les simples ouvriers, j’ai aussi pensé aux autres. Là l’air que respirent tous n’a pas le nom dont le respire et est contaminé égal. La poussière est levée et parcourt les rues et les routes sans distinction d’âges ni hiérarchies pour noircir les promesses. Où sont allé les rêves de milliers de jeunes qui sont été déménagés de La Havane et Matanzas jusqu’à Moa pour construire un nouveau pays ?
Quand quelques-uns de ces megaprojects ont cessé de fonctionner pour l’appareil de publicité, les rêves ont allé à bouline. Des bâtiments déglingués, le manque de nourriture et la gestion locale déficiente ont fait de ces appelées ‘villes industriels’ typiques cimetières abandonnés.
Paradoxe de l’histoire, le mensonge d’État, la tromperie et la fausse promesse, transformée en vérité, arboré maintenant par les citoyens plus humbles
* L’article a été publié dans la publication illégal "Le cubain libre" en 2006 et plusieurs de leurs rédacteurs ont été menacés a cause de telle révélation.
Traducteur: Ricardo Martínez

